Les réflexes archaïques ou primitifs sont à l’origine des premiers mouvements instinctifs du bébé in utero. Ils constituent le socle sur lequel va se construire la motricité volontaire.
Leurs rémanences empêchent l’enfant d’acquérir la totalité des moyens qui lui sont nécessaires pour être à l’aise dans ses apprentissages, d’où ses difficultés scolaires et/ou comportementales.
Les réflexes archaïques apparaissent très tôt in-utéro et sont à l'origine des premiers mouvements du bébé. Ils lui apportent les stimulations nécessaires à son développement sensoriel, émotionnel et moteur.
Lors de l’accouchement, ils aident le bébé à naitre, puis après la naissance, à s’adapter à son nouvel environnement.
Par exemple, le réflexe de succion permet au bébé de téter pour se nourrir, puis il est remplacé petit à petit vers 5 mois par le réflexe adulte de succion. Le bébé apprend à mâcher, manger du solide et ensuite à utiliser sa bouche pour parler.
Le réflexe d’agrippement (mains) répond à un besoin de sécurité, et permettra par la suite au bébé d’attraper des objets. Il devrait commencer sa transformation vers 4 à 5 mois et être remplacé par un mouvement volontaire et maîtrisé des doigts, indispensable pour apprendre à tenir son crayon, écrire, utiliser ses couverts.
Ces mouvements réflexes développent le tonus musculaire, l’équilibre, la coordination, la latéralité. Ils mettent en place l’ensemble des schèmes posturaux et favorisent l'émergence d’une motricité fine et fluide.
Les réflexes archaïques servent à nous protéger et à nous aider à interagir avec notre environnement.
Le Cycle d'un Réflexe Archaïque
Les réflexes archaïques suivent un cycle d’intégration : chacun d’entre eux apparaît, s’active, avant de disparaître (s’intégrer) pour laisser place à un mouvement volontaire et contrôlé.
Certains réflexes primitifs émergent au cours de la vie fœtale, d’autres s’activent pendant l’accouchement sous l’effet des contractions, les suivants apparaissent au cours de la première année de vie.
Chaque réflexe met en place des réactions instinctives qui sont la base des apprentissages.
À terme, ces réactions réflexes involontaires vont être appréhendées et explorées par le bébé jusqu’à ce qu’il en acquière la maîtrise. C’est par la répétition des mouvements que le bébé intègre cette capacité. Les bébés adorent répéter, répéter… et répéter encore les expériences.
Lorsque le mouvement est totalement contrôlé, le réflexe disparaît, il est dit « intégré ». Ce réflexe intégré cède la place au suivant, cet enchaînement permet des acquisitions de plus en plus sophistiquées.
La rémanence des réflexes archaïques peut être responsable des petites ou grandes difficultés
Les réflexes archaïques ont vocation à s'intégrer durant les 12 à 16 premiers mois. Ils sont remplacés progressivement par les réflexes posturaux (présents pour la vie).
S’ils restent actifs, ils vont agir comme un frein, un obstacle à la mise en place des apprentissages sensoriels, émotionnels, moteurs et cognitifs. On parle d’immaturité du système nerveux.
A tout âge, la rémanence de réflexes archaïques, qu'elle soit présente depuis la petite enfance ou qu'elle soit consécutive à un accident de vie ou à un stress répétitif, peut entraîner des difficultés dans tous les domaines.
Quelles sont les causes de cette rémanence ?
Toute perturbation médicale ou émotionnelle peut impacter l’apparition et/ou l’intégration des réflexes :
Grossesse pathologique, jumeaux, stress, posture, nutrition, médicaments, tabac, alcool, état de santé de la maman, activité ou non, violence, dépression…
Plusieurs réflexes archaïques participent à l’accouchement. Toute entrave à ce processus naturel peut influencer l’intégration de ces réflexes :
Césarienne, accouchement déclenché, forceps, péridurale, accouchement trop long ou trop rapide, accouchement par le siège, prématuré, cordon autour du cou …
Le vécu des premiers mois peut modifier la phase d’expérimentation et empêcher l’intégration des réflexes archaïques :
Parc, trotteur, transat, cosy, porte bébé, jupes pour les petites filles qui entrave le 4 pattes, allaitement, otites à répétition…
L'apprentissage passe par les mouvements
Apprentissage / Raisonnement
Motricité / Posture
Estime de soi / gestion du stress
Souvent étiqueté à tort d’hyperactif, cet enfant se tortille, ne tient pas en place, enroule ses pieds autour des pieds de chaise...
Appui si fort sur la mine qu’elle se brise tout le temps, ou au contraire a du mal à tenir son stylo, à s’agripper …
A du mal à s’organiser, inverse les lettres b/d/p/q, ne connait pas sa droite et sa gauche, ...
Fait tomber des objets, trébuche, se fait des croche-pieds.
Il a peur de l’échec. Doute en permanence de lui-même et de ses réponses.
Précipité, fonceur, manquant de contrôle. Souvent sur la ligne de départ et parfois pas à l’arrivée.
Cet enfant cherche à tout contrôler à tout prix quitte à en devenir brutal ou agressif.
Il est distrait, il regarde partout sauf la tâche qu’il est censé accomplir, (leçons, devoirs…)
Une méthodologie qui s'adresse à qui et pour quoi ?
Les réflexes archaïques sont présents chez tout être humain et se doivent de rester matures pour nos fondations corporelles, émotionnelles et cognitives.
L'intégration sensori-motrice des réflexes archaïques s'adresse donc à nous tous !
La première consultation
Les séances de suivi
La plupart du temps, l’accompagnement personnalisé s’étale sur quelques séances, espacées de 3 semaines à 5 semaines pour laisser le temps à notre système de faire maturer et renforcer les schémas corporels réactivés en séance, par le biais de quelques mouvements quotidiens à faire à domicile.
En aucun cas, les séances de Réflexes Archaïques ne sauraient remplacer une visite chez votre médecin traitant ou chez un spécialiste, il est important de poursuivre votre suivi médical.